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© Noel Quidu/GAMMA

ACTUALITES

Nouveaux projets 2010


En 2010, la Fondation ELLE encourage l’action de l’ONG internationale TOSTAN, qui lutte pour l’abandon de l’excision et de toutes autres violences faîtes aux femmes. L’action financée par notre fondation concerne essentiellement la sensibilisation de la diaspora africaine installée en France et principalement dans les communes de Montreuil et Mantes-la-Jolie.

Dans le droit fil de son implication en faveur de l’accès des femmes à l’éducation, la Fondation ELLE apporte son soutien à Gaby Saget, jeune journaliste haïtienne, venue étudier à Sciences Po Paris.

La Fondation ELLE continuera de soutenir les projets initiés en 2008 et 2009 en France et à l'étranger.
(15/06/2010)

Nouveaux projets 2009


En 2009, la Fondation ELLE continue d’être présente à travers les associations qu’elle soutient en Afghanistan, au Maroc, au Kenya, dans les territoires palestiniens, en Chine, en Tchétchénie, en Inde, mais aussi en France.

Les membres de notre conseil d’administration ont adopté, lors de la dernière assemblée, 6 nouveaux projets. L’éducation des filles et des femmes demeure l’axe principal de nos actions :

Formation hôtelière de 5 jeunes filles à l’école Sala Baï de Siem Reap – CAMBODGE

« Las Marthas » : Aide au retour à l’école des petites filles de Ciudad Bolivar, bidonville de la banlieue de Bogota – COLOMBIE

Professionnalisation d’une coopérative de 150 femmes tisserandes mayas dans la région du Chiapas – MEXIQUE

Création de la coopérative LOALENGA : centre de formation et de vente pour les femmes de Kougougou – BURKINA FASO

Accompagnement de 16 jeunes femmes à la création de leur entreprise – SAINT DENIS

Prépaplus : parrainage en classe préparatoire de jeunes filles boursières au lycée Claude Bernard - PARIS
(21/09/2009)

Sept nouveaux projets soutenus par la Fondation ELLE


Le premier Conseil d’Administration de la Fondation ELLE, pour l’année 2008, s’est tenu mercredi 11 juin.

Six nouveaux projets ont été votés à l’unanimité par nos administrateurs. De plus, une extension du programme d’alphabétisation pour les femmes de la commune de Feraoun en Algérie a également été aprouvée.

Projet en France :

Maison des Journalistes
Réinsertion professionnelle de trois femmes journalistes réfugiées politique en France.

La Maison des Journalistes, association qui accueille des journalistes étrangers obligés de fuir des persécutions dans leur pays, propose à la Fondation ELLE de financer la reconversion et par conséquent la réinsertion professionnelle de trois femmes journalistes. Réfugiées politiques, qui vivent aujourd’hui de métiers disqualifiés par rapport à leurs compétences réelles, elles sont aujourd’hui sans activité professionnelle et subsistent grâce au RMI. Une fois la formation effectuée, ces femmes seront accompagnées dans leur recherche d’emploi.

Lalla Isana Laaroussi, marocaine, 36 ans. Journaliste pour l’hebdomadaire Al Bidaoui, elle a dû quitter son pays après avoir enquêtée sur la question très polémique du Sahara Occidental. Arabophone, elle parle néanmoins très bien le français mais ne peut l’écrire. Elle a donc décidé de s’orienter vers une formation à la caméra. Elle intégrera l’ESJ de Montpellier à la rentrée prochaine.

Nadjine François, haitienne, 31 ans. Présentatrice du journal de 12 heures à la Télévision Nationale Haïtienne, Nadjine a été la cible de menaces suite au départ du Président Jean-Bertrand Aristide. Elle entamera en octobre un master en communication des entreprises au CELSA.

Tcheïta Vital, haïtienne, 35 ans. Tcheïta a travaillé dans une radio éducative pour enfants (Radio Ti-Moun), que Jean-Bertrand Aristide avait transformé en lieu de propagande progouvernementale. La MDJ réalise « clé en main » un hebdomadaire radio en ligne « Quasimodo » pour le site de l’association France Terre d’Asile. La rédactrice en chef doit très prochainement être remplacée. Tcheïta pourrait remplir cette fonction après une formation de 9 mois aux côtés de l’actuelle rédactrice en chef.

Projets internationaux :

Un centre, des femmes, un avenir - Tchétchénie

L’ONG internationale CARE a ouvert en septembre 2005 un centre d’accueil et de formation professionnelle à destination des femmes vulnérables de Grozny. Suite au retrait de CARE de Tchétchénie en 2007, l’association SOFT et son partenaire local Reliance se mobilisent pour trouver des fonds afin d’assurer la continuité de ce centre dont le succès est indéniable. Le centre propose des formations courtes de 3 mois adaptées au marché économique local, afin de donner aux participantes la possibilité d’être immédiatement opérationnelles. L’objectif est de donner immédiatement des perspectives d’emploi aux femmes sélectionnées sous forme de kits professionnels (fauteuils de coiffure, four à pain, etc.). En retour de l’aide apportée, il sera demandé à ces femmes bénéficiaires de mettre ponctuellement leur savoir-faire à la disposition des participantes du centre. Ce programme bénéficiera à 270 femmes, âgées de 20 à 50 ans, qui sont pour la plupart veuves, divorcées, mères isolées, vivant dans des centres collectifs d’hébergement.

Formation, accès à l’emploi et indépendance financière pour 120 jeunes Palestiniennes – Palestine

Depuis le déclenchement de la deuxième Intifada en septembre 2000, les Territoires Palestiniens subissent une récession économique sans précédent. La dégradation de la situation économique et sociale a un impact encore plus important sur les filles et les femmes. En 2007, le Women’s Studies Center (WSC) a lancé une importante évaluation sur l’intégration des femmes et des jeunes filles au marché du travail. Forte des résultats alarmants de cette enquête, l’association souhaite aujourd’hui mettre en place un programme d’accompagnement et de formation à la recherche d’emploi pour 120 jeunes femmes. Ce programme de 3 ans comprendra des ateliers de « coaching », de formations techniques (informatique) et tout un volet de mise en contact avec des employeurs potentiels (service public, associations et secteur privé). Cette organisation de défense des droits des femmes palestiniennes, créée en 1989, est enregistrée à Jérusalem auprès des autorités israéliennes et à Gaza auprès des autorités palestiniennes.

L’école pour toutes les filles du Ningxia – Chine

En 2005, le gouvernement central investit dans l’éducation basique en zone rurale, et permet l’abolition des frais de scolarité au primaire et au collège. Mais, les uniformes et les cahiers d’exercice restent encore à la charge des parents, tout comme les frais de pensionnat si l’école se trouve trop loin du domicile. De plus, l’éducation secondaire et universitaire restent hors de portée du budget familial. Les filles quittent l’école plus tôt que leurs frères, et sont souvent victimes de mariages forcés. C’est dans ce contexte que l’association Enfants du Ningxia, fondée en 2002, accorde chaque année une centaine de bourses d’études, du primaire à l’université, pour permettre aux jeunes filles de rester à l’école malgré la pauvreté qui frappe cette région désertique, touchée par une sécheresse endémique.

Une nouvelle vie pour les adolescentes prostituées de la gare de Bénarès Uttar Pradesh – Inde

Les gares sont connues pour être un des lieux les plus dangereux pour les enfants des rues. Plus vulnérables encore sont les petites filles et les adolescentes qui sont la proie des dealers, de la police et des millions d'hommes qui passent par la ville de Bénarès pour ne jamais y revenir. L’association indienne KUTUMB a ouvert en 2006, pour les petites sex workers de la gare de Bénarès, un centre d'accueil de jour sous forme de dispensaire, pour qu'elles aient une maison où aller en cas de problème. Ce programme propose un véritable abri pour celles qui veulent arrêter la prostitution. Les bénéficiaires de ce projet sont une quinzaine de petites filles et adolescentes, âgées de 10 à 20 ans, ayant exprimé un désir réel de changer de vie. La plupart d'entre elles sont sans famille, sans domicile et sans éducation. Toutes ou presque sont droguées, alcooliques et pour la plupart, quelque soit leur âge, sous l'emprise de la colle, l'héroïne, et autres stupéfiants.

« Girl Soccer Academy » : une école pour les jeunes filles du bidonville de Kibera
Nairobi – KENYA

Kibera est connu pour être le plus grand bidonville d’Afrique. Ici, aucune fille ne va au collège car les frais d’inscriptions sont trop chers. En 2006, Abdul Kassim lançait la « Girl Soccer Academy » (GSA), équipe de football féminin, pour montrer que les filles pouvaient faire aussi bien que les garçons si on leur donnait les moyens. Conscient que l’éducation est la seule issue pour une véritable émancipation, la GSA est devenue en très peu de temps la seule école secondaire gratuite de Kibera. Cette école fonctionne actuellement dans des conditions très sommaires et accueille 47 filles, entre 15 et 18 ans, qui préparent le bac. 7 professeurs, tous bénévoles, enseignent chaque jour du lundi au samedi midi. La Fondation ELLE a souhaité s’associer au projet d’Abdul Kassim en finançant la formation de 100 filles de la communauté de Kibera. Afin d’optimiser les chances de réussite de ce programme, un volet micro-crédit sera mis en place à destination des mères des filles scolarisées.


« Retour à l’école » pour les jeunes filles et les femmes des 12 villages de la commune de Feraoun. Kabylie - ALGÉRIE

L’année dernière, la Fondation ELLE a soutenu l’initiative de Assia Benziane en faveur des femmes de Tizi en Kabylie. Émue par la situation des filles de son village natal, obligées de quitter l’école très jeunes, Assia a mobilisé tous les acteurs locaux pour créer une classe d’alphabétisation et offrir ainsi à ces femmes un accès à l’éducation. Rénovée, l’ancienne mosquée de Tizi accueille aujourd’hui 86 élèves, de 14 à 57 ans. Cette école est un succès et sert de modèle pour les villages voisins. L’association RIP, qui porte le projet aux côtés de Assia, souhaite désormais proposer à toutes les femmes de la commune de Feraoun, des cours d’alphabétisation. 463 femmes, âgées de 14 et 62 ans, issues de milieux modestes, vont ainsi pouvoir apprendre à lire et à écrire.
(16/06/2008)